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Thierry Lepaon

Thierry Lepaon,

né le 31 janvier 1960 à Caen (Calvados), est un syndicaliste français. Cet ex-salarié de Moulinex est à la Confédération générale du travail (CGT) de mars 2013 à janvier 2015.

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Originaire de Normandie, fils d’un maçon et d’une cuisinière, Thierry Lepaon entre dans la vie active à l’âge de 17 ans et adhère à la CGT.

Ouvrier soudeur à l’usine Caterpillar près de Caen, il adhère à la CGT et crée une section syndicale dans son entreprise. Son activité lui vaut, selon son témoignage, d’être licencié en 1979. Il retrouve du travail dans une grande entreprise métallurgique de la région caennaise, Spie Batignolles, dont il est licencié en 1981.

En 1983,

il entre chez Moulinex à Cormelles-le-Royal. En 1986, il est élu à la Commission exécutive de la fédération CGT des travailleurs de la métallurgie puis devient, en 1990, secrétaire de l’Union locale CGT de Caen.

Délégué syndical central de son entreprise, il est confronté au dépôt de bilan du fabriquant d’électroménager en 2001. La reprise de la marque par le concurrent SEB se solde par le licenciement de plus de 3 000 salariés. La lutte syndicale pour sauver des emplois et obtenir des reclassements le propulse sur le devant de l’actualité sociale, mais son rôle dans ce combat est contesté par d’anciens salariés de Moulinex et d’autres organisations syndicales qui critiquent son opportunisme personnel au détriment de l’obtention d’indemnisations pour les salariés licenciés.

Il devient alors secrétaire général de l’Union départementale du Calvados.

En 2006,

il est secrétaire régional de la CGT pour la Basse-Normandie. Cette même année, au 48e congrès de la CGT tenu à Lille, il est élu à la Commission exécutive de la centrale syndicale. Appartenant à la fédération CGT de la métallurgie, il y est présenté par l’Union départementale du Calvados. Il y est réélu lors du 49e Congrès (Nantes), tenu en décembre 2009. Il est également désigné par la CGT, pour faire partie du Conseil d’orientation pour l’emploi, institué auprès du Premier ministre. Il y siège jusqu’en 2011.

En 2008,

il conduit la délégation de la CGT dans les négociations sur la réforme de la formation professionnelle.

En 2010,

il est désigné par la CGT pour siéger au Conseil économique, social et environnemental, au titre de représentant des salariés. Il y préside le groupe de sa centrale syndicale. Il y siège jusqu’en avril 20139.

À la tête de la CGT

En octobre 2012, la Commission exécutive (CE) de la Confédération générale du travail le propose pour succéder au secrétaire général sortant Bernard Thibault, lors du 50e Congrès du syndicat, en mars 2013. Ce choix, confirmé le 6 novembre 2012, par le Comité confédéral national (CCN), se fait aux termes d’une crise de succession de 9 mois, ayant vu le rejet de la candidate souhaitée par Bernard Thibault, Nadine Prigent. Cette nomination d’un ouvrier métallurgiste, issu du secteur privé, à la tête du syndicat, intervient après la mandature de deux secrétaires généraux provenant du secteur public. Thierry Lepaon n’appartenait pas au Bureau confédéral, dont le nombre des membres avait été réduit lors de son renouvellement en 2009.

Le 22 mars 2013, il est élu secrétaire général de la CGT lors du 50e congrès (Toulouse) de la Confédération syndicale.

Mais, choisi par défaut, sa légitimité est régulièrement contestée au sein de son organisation. Sur fonds de tensions internes fortes, la presse relève successivement entre octobre et décembre 2014 que Thierry Lepaon aurait fait réaliser des travaux d’aménagement dans son appartement de fonction, facturés plus de 100 000 € au syndicat, que son bureau aurait été rénové pour un montant de 62 000 € environ, en début d’année 2014, et qu’avant d’accéder au poste de secrétaire général de la CGT en 2013, Thierry Lepaon a perçu 100 830 € d’indemnité de départ de la CGT Basse-Normandie qui l’employait, alors qu’il ne quittait pas la CGT.

Thierry Lepaon affirme avoir ignoré le montant des travaux, mais le trésorier, Éric Lafont, démissionne le 9 décembre de son poste d’administrateur de la CGT et le secrétaire général convoque le parlement de la Confédération, le 13 janvier suivant, alors que plusieurs puissantes fédérations (Services publics, Santé, Commerce, Métallurgie, Mines-énergie…) demandent sa démission.

Le 6 janvier 2015, il remet son mandat au Comité confédéral national, le « parlement » de la CGT ; le lendemain il démissionne.

(wikipedia)

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